Interview du mois de janvier par Darhuin: Johanne & Simon


[Chaque mois, un ou plusieurs usagers de Qosqo Maki réalisent un entretien à la/aux personne(s) de leur choix afin d’avoir leur vision de l’institution]

 

Johanne et Simon étaient à Qosqo Maki du 20 janvier au 6 février dans le cadre de leur projet “Ils sont demain”.

Johanne, Darhuin et Simon

Darhuin: Pourriez-vous vous présenter?
Johanne: Nous sommes Johanne et Simon, nous avons 27 ans et venons de France.

 

D: Pourquoi êtes-vous venus à Qosqo Maki?
J: Nous faisons partie du projet “Ils sont demain”, qui accompagne différentes institutions dans leur communication en créant des vidéos solidaires. Nous sommes désormais en Amérique Latine pour réaliser ce projet, Qosqo Maki étant la première institution à laquelle nous proposons nos services. Simon est réalisateur de vidéos professionnel et moi-même je connais bien le fonctionnement des associations. Nous voulions venir au Pérou, et le projet de Qosqo Maki nous a paru intéressant.

 

D: Est-ce que vous faites aussi des vidéos musicales?
Simon: Oui, mon travail en France consiste à réaliser des vidéos pour des clients qui organisent des festivals de musiques et concerts (musique électronique, musique du monde, hip-hop, rap…). Chaque mois, je filme un ou deux concerts dans le Sud de la France.

 

D: Que pensez-vous de Qosqo Maki?
J: Nous nous sentons très bien ici car les gens (les jeunes, l’équipe) sont très sympathiques et accueillants. En journée nous travaillons sur la vidéo, mais les meilleurs moments passés sont en soirée, lorsque nous partageons et échangeons avec les jeunes. Avant de venir, nous avons tenté d’imaginer comment serait Qosqo Maki, mais au final, c’est encore mieux que ce que nous pensions !

S: J’aime beaucoup l’énergie du lieu et les bonnes vibrations des jeunes, des éducateurs, des visiteurs du projet… Tout le monde se rencontre et échange.

 

D: Comment se passe la réalisation de la vidéo à Qosqo Maki? Ce n’est pas trop difficile?
S: Ce qui est compliqué, c’est de parler de tout ce que fait Qosqo Maki: il y a tant de choses qu’il est difficile de choisir ce que nous allons montrer dans une vidéo de promotion aussi courte. Dans le cas de Qosqo Maki, c’est plus difficile qu’une association qui n’a seulement qu’un programme.

J: Nous avons passé cinq heures à regarder toutes les images, mais il ne faut seulement en choisir que quelques-unes et ça c’est vraiment compliqué parce qu’il y a beaucoup de bonnes images. Il y a eu plus d’une heure d’interview, et nous devons seulement en sélectionner deux minutes…

 

D: Que pensez-vous des jeunes du dortoir?
J: Nous avons des relations différentes avec chacun d’entre eux: il y en a certain que nous avons vu en journée car c’était le moment de la préparation de l’exposition de l’atelier d’arts graphiques, et d’autres beaucoup moins parce qu’ils travaillent toute la journée et nous les voyons seulement quelques minutes en soirée. Nous passons de très bon moment avec vous, même si parfois la langue peut être un obstacle : il peut être parfois compliqué de comprendre ce que vous dites, mais les gestes nous sauvent ! J’aime beaucoup apprendre de vous et que vous nous posiez des questions sur notre projet.

S: C’est exactement ça. Aussi, j’ai beaucoup aimé participer au nettoyage général du dortoir dimanche dernier, ce fut un très beau moment d’échanges.

 

D: J’ai eu l’occasion de participer à l’atelier de formation en menuiserie, que pensez-vous de ces ateliers?
J: Nous avons eu beaucoup de chance car nous avons pu visiter les deux ateliers, ce qui n’est pas forcément le cas de tout le monde. Ce que j’aime à Qosqo Maki, c’est qu’avec ces ateliers, l’association a une vision très large des opportunités qu’elle peut offrir aux jeunes : il ne s’agit pas seulement de leur offrir un lieu où passer la nuit, mais ceux-ci ont la possibilité de se former s’ils le désirent. D’ailleurs, j’aime beaucoup les pains au raisin de la boulangerie !

 

D: Que pensez-vous de la nourriture de Cusco?
S: Beaucoup trop de riz! Ce qui est bien ici, c’est que tu peux déjeuner n’importe quel moment de la journée dans un restaurant, ce qui n’est pas forcément le cas en France.

J: J’aime beaucoup le ceviche (mais pas trop piquant!). Ici, les plats sont cuisinés avec beaucoup de produits naturels, contrairement au nombreux produits congelés ou plats préparés que l’on trouve dans les supermarchés en France. Aussi, le déjeuner est un moment important de la journée où l’on parle et échange, quand en Europe, les gens ne prennent pas forcément le temps de manger : ils préparent rapidement leur nourriture, mangent en peu de temps et n’en profitent pas pour échanger avec les autres.

 

D: Après Cusco, où allez-vous voyager?
J: Nous allons à Lima afin de réaliser une vidéo pour une association qui fait un travail de sensibilisation à l’environnement et à l’agriculture urbaine auprès des jeunes. Normalement, après Lima, nous irons à Iquitos dans différents communautés amazoniennes où est organisé un festival de musique et des ateliers d’art. Nous quitterons ensuite le Pérou pour aller en Colombie, en Bolivie, en Argentine et au Chili et rentrerons finalement en France.

 

Darhuin Chumpe Mamani & Anaïs Mesnil

 

Projet "Ils sont demain"/"Son el futuro":
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